AMMAP

Association Maurepasienne pour le Maintien d une Agriculture Paysanne

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
accueil ACTUALITES Proposer un article ou une recette
Proposer un article

Le médecin en nous

Envoyer Imprimer PDF

Voici un article de mon amie Angélique Pruniaux, publié dans son bolg http://flow28.blogspot.fr/. Bonne lecture ! Corinne.

 

Le médecin en nous.


Nous sommes nombreux à reconnaître les bienfaits de la science et des avancés médicales. Elles sauvent des vies, réparent des estomacs, soudent des os, implantent des Pace Maker… Cependant, plus de 50% [1] d’entre nous font appel à des thérapies alternatives, tels que l’homéopathie, l’ostéopathie et l’acupuncture.

Il n’existe aucune explication scientifique attestant que ces thérapies fonctionnent, si ce n’est le fameux effet placébo. L’effet placébo (du latin : « je plairai ») est l’effet subjectif mais réel produit sur un patient par un médicament qui ne contient pas de substance active.

BEECHER (1955) [2]  attribuait environ 30 % du bénéfice thérapeutique général à l’effet placebo. KIRSCH, IRVING et SAPIRSTEIN (1998) [3] ont rédigé une méta-analyse basée sur dix-neuf essais en double aveugle sur la dépression. Ils en conclurent que 75 % des guérisons ou améliorations de la dépression étaient dues à un effet placebo.

Qu'est ce qui différencie les deux approches ?

La médecine allopathique se base sur l’observation répétitive de faits établis et reconnus, et selon des critères objectifs (ex. température, tension…). Elle répond donc par un traitement uniforme à des symptômes observés.

Les thérapies alternatives sont, en revanche, subjectives. C'est-à-dire qu'elles partent de l’individu, de ses ressentis, émotions, comportements…pour proposer un traitement unique et adapté à l’individu traité.

On a observé que l’allopathie soigne ce qui est aigu (ex. appendicite), alors que les thérapies parallèles ont de meilleurs résultats sur les maux chroniques.

La faculté reste bien rigide vis-à-vis des thérapies parallèles. Sans compter sur le poids de l’industrie pharmaco-alimentaire qui manipule l’opinion.

Chaque individu tient la clé de la révolution en marche. Sans tomber dans la crédulité la plus dangereuse qui nous ferait prendre des risques pour notre santé, il est possible d’allier allopathie et thérapies « douces ». Que ce soit l’acupuncture, l’homéopathie, l’ostéopathie, le shiatsu, le reiki, la kinésiologie, la phytothérapie, la réflexologie, naturopathie, auriculothérapie, l’EMDR, …etc. nous avons devant nous une palette de possibles. Il s’agit d’écouter sa sensibilité (le cœur), user de son bon sens (le mental) et choisir l’option thérapeutique qui vous fait du bien.

Pour terminer, je reprends un extrait de « La volonté de guérir » de Norman COUSINS

Lorsque je demandai au Dr Schweitzer (http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Schweitzer) comment il expliquait que l’on puisse espérer guérir grâce au traitement dispensé par un sorcier, il me dit que je lui demandais de divulguer un secret bien gardé par les médecins depuis Hippocrate.

« Mais je vais tout de même vous le dire », poursuivit-il, le visage toujours illuminé par son demi-sourire. « Le succès du sorcier est dû à la même raison que notre succès à nous. Tout malade porte son propre médecin à l’intérieur de lui-même. Il vient chez nous parce qu’il ignore cette vérité. Ce que nous pouvons faire de mieux, c’est donner une chance d’agir au médecin qui réside à l’intérieur de chacun. »

Le placebo est le médecin qui réside en nous. »

 

Références :

1. Sondage Ipsos pour les laboratoires Boiron, janvier 2012 ; Sondage Opinion Way, Octobre 2010

2. Henry K. BEECHER, The powerful placebo, JAMA, 1955, 159 (17), 1602-16063. KIRSCH, IRVING, SAPIRSTEIN, Listening to Prozac but hearing placebo : a meta-analysis of antidepressant medication, Prevention & Treatment, juin 1998, 1(1)

Inspiré de l'article "Ces mystères qui nous soignent" de Patrice van Ersel, Clés. Décembre 2012-Janvier 2013

Avec l'aimable autorisation d'Angélique.